Une réussite pour l’Oktober Folk Fest!

On l’attendait depuis un petit bout cette semaine-là, n’est-ce pas? Tout a commencé en début septembre quand je suis tombé sur l’affiche du Sous-Bois qui disait « Cet automne, c’est le festival! », accompagnée d’artistes tous plus excellents les uns que les autres juste en dessous. Dans ceux-ci figuraient les très honorables Bernard Adamus, Canailles ainsi que Bad Uncle. Les 3 y étaient pour le même événement, l’Oktober Folk Fest où bières, saucisses, choucroute et bonne musique sont au rendez-vous.

J’espérais fort revoir Adamus en show après avoir assisté à son spectacle dans le sous-sol d’église au Festif de Baie-Saint-Paul cet été. CE moment, où même les ventilateurs industriels de plus de 6 pieds de hauteur ne fournissaient même pas assez pour empêcher la sueur de coller sur ton front. Bref, la soirée du mercredi 22 octobre était plus tranquille et la sueur, moins présente, mais diffusait quelque chose de tout aussi intéressant au niveau musical. Premièrement je ne pensais jamais participer à un show sold out un mercredi en automne à Chicoutimi dans un bar comme le Sous-Bois. C’est une chose assez rare d’autant plus que le coordonnateur culturel, Martin Girard (alias Moe), a réussi un 2 en 2 avec le jeudi d’après qui était lui aussi sold out avec la même formule. Deuzio, on a pu assister à un show fraîchement sorti du four. Sans blague, le projet a pris une tournure de Smooth et Free Jazz, en ne délaissant pas totalement le folk, ce qui m’a agréablement surpris : un tout autre univers nous est offert, après à peine 3-4 mois d’intervalles. Je pourrais m’étaler le temps d’un article complet là-dessus parce qu’honnêtement, j’ai vraiment accroché sur le nouveau stock. Il n’est pas devenu une icône musicale pour rien et gageons que bon nombre d’artistes emboîteront le pas encore une fois. Je m’étais fait à l’idée de ne jamais revoir la tête d’affiche de sitôt à ce prix là dans un espace contenant seulement une centaine de personnes, dû à son succès grandissant. Il faut croire que je m’étais trompé.Bernard Adamus

Le tout se finit ce soir avec nul autre que Canailles qui est de passage avec la tournée de l’album Rond-Point. La dernière fois qu’ils ont descendu dans le parc remonte à il y a de ça un an presque jour pour jour.

Il ne reste qu’à espérer que le festival reviendra l’an prochain!

Alexandre Bédard

Programmation musicale du Grand Tintamarre à Tadoussac!

De retour cette année avec sa troisième édition du Grand Tintamarre à Tadoussac, La Plug – Production est fière de vous dévoiler sa programmation entièrement gratuite et dédiée à donner une scène et un contexte à la relève musicale et artistique réunie en projets dont tous sont constitués d’une majorité d’étudiants. L’événement aura lieu cette année du 4 au 7 juin.

Merci aux bières Boréale et à tous les bénévoles impliqués dans le festival de faire en sorte que cette 3e édition ait lieu!

Programmation Grand Tintamarre édition 2015
Programmation Grand Tintamarre édition 2015

Philémon Beaulieu

Le Soundman: animal en «voix» d’extinction.

Avez-vous déjà fait de l’impro?

Moi oui et je peux vous dire que c’est assez angoissant. Vais-je être drôle, vais-je être en mix ou en solo, quel sera le thème? Je me rappelle du dernier numéro qui a mis fin à ma pseudo-carrière. Ç’aura au moins répondu à une question… Je ne suis pas tellement
drôle en live. Lol.

En septembre, on m’a proposé quelque chose de vraiment nice : occuper le poste de relationniste sonore au 3reg! Je fus vraiment touché par la proposition. Travailler à dénicher de nouveaux artistes dans le milieu musical et continuer d’encourager ceux bien présents pour les aider à réaliser une performance dans laquelle ils sont plongés dans un délai accompagné d’un thème! Seul problème, j’ai décidé d’être soundman en plusssss, ce qui fait que plus j’amène d’artistes, plus j’ai de job au niveau sonore. Mais je me suis dit que tout ça valait la peine, car après tout, à défaut d’être convaincant en impro, je pourrais peut-être me prouver que je peux toujours faire de l’impro sous différentes formes! Encore un petit hic, un fuck, un trôbubble ou un comme vous voudrez. À la place d’avoir une, 2, sinon 3 prestations, j’en ai en moyenne plus d’une quinzaine. Wow! Aussi simple soit-elle, comme une lecture par exemple, le soundman doit s’adapter en un temps record au style de la voix, à la position de la personne par rapport au micro, au mouvement devant les moniteurs, à l’amplitude de celui-ci, etc. Imaginez un groupe dont tout ce que vous avez entendu est un simple mp3.

Parenthèse :

L’oreille humaine entend de 20 à 20 000 hertz, ce qui fait approximativement 20 000 fréquences que notre cerveau peut détecter. Toutes ces fréquences se trouvent à subir une multitude de traitements et de changements par rapport à la source qu’ils soient électriques ou acoustiques. Ces fréquences rebondissent sur les parois des murs, elles sont absorbées par divers matériaux, certaines résonnent dû à la pièce et ainsi de suite. Lors d’une prestation, le travail du soundman est principalement de garder le signal à l’entrée de notre système auditif aussi représentatif que celui sortant de la source. Pour y arriver, le/la technicien/ne sonore devra jongler avec plusieurs paramètres et maitriser ceux-ci. Il n’y a aucun presets ni pilote automatique et il n’y en aura jamais. On serait-tu assez bien Saint-Sulpice! Voyez-vous? Non. C’est ça le live; une montée d’adrénaline digne d’une game de momie au parc. C’est ce qui nourrit certain, dont moi!impromus2 DSC_7671

Ce qui est difficile est d’être capable de gérer tout ce que je viens de vous mentionner me direz-vous? Non, surtout pas! Ça peut sembler une montagne de choses à penser, mais en réalité, il y a autre chose qui complique bien plus la donne. Une bête bien plus terrifiante que tous vos pires cauchemars. Une bête si grosse et terrible que je me demande comment a-t-elle pu passer par la porte! Oui oui, croyez-moi! Cette bête se nomme, « L’égo d’un artiste ». ÇA, c’est un contrat. Je vous dirais que gérer ça est pire que de gérer n’importe quel McDo pendant la sortie des bars. En effet, elle vous prend par surprise avec des expressions douteuses telles que, « pourrais-tu me mettre dans l’entrée 2 » ou « égalise le stage » live, devant 100 personnes qui écoutent attentivement. Il y en a aussi du genre « je veux que tout soit parfait », « ça feed!!! » et « je suis habitué, il faut que tu montes les chhhhh » alors qu’on n’a eu un gros 5 min de tests de son dans des conditions pas très idéales. Si j’étais le père de ce monstre dégoulinant d’ardeur, je lui dirais d’aller dans le coin pendant le dessert. Mais je peux comprendre, je suis musicien également. Ce stress que l’on vit avant de rentrer sur scène. On voudrait que les astres soient alignés. Dites-vous une chose; l’ombre derrière la console qui n’est seulement illuminée que lorsqu’on lui fait son procès veut la même chose. En effet, il ou elle n’est pas votre ennemie. Les Tech ne sont pas en contrôles de ce qui se passe sur la scène, c’est plutôt l’intermédiaire entre la scène et le public. Il arrive qu’on regrette d’avoir accepté tout ce bordel, car on est loin d’être une machine ou un fil conducteur contrairement à ce que la croyance populaire inflige.

Je n’essaie pas par là de faire taire toute critique à cet égard ni de vous prendre par la pitié. La critique, il n’y a rien là et la pitié, c’est un sophisme! La seule chose qui me dérange et qui arrive trop souvent dans ce métier sous-estimé est que trop de gens manquent de rigueur. Cette rigueur qui fait que tu peux bien débattre. Cette rigueur qui fait que tu ne ressembles pas à un animateur de radios poubelles. Cette rigueur qui peut souvent te donner raison. Et c’est en toute humilité que j’accepte et que j’accepterai chaque erreur que je ferai dans ce métier. Car oui, après tout, nous ne sommes pas parfaits et peut-être somme-nous tous un peu meilleur quand on prend le temps de construire nos idées que lorsqu’on improvise!

Alexandre Bédard

De la sauge plein la tête avec Sweet Grass

Sweet grass« Y’a l’herbe que le vent du Nord fait danser sur les berges du Lac-Saint-Jean, y’a celle qu’on s’amuse à faire crier entre nos pouces pour faire rire les flots et y’a celle qu’on fait brûler pour chasser le grand Manitou. Aussi, y’a celle qu’on écoute si on tend bien l’oreille, c’est la musique folk de Sweet Grass, qui pousse là où il fait beau. », telle est la devise du groupe originaire de Chicoutimi! Après à peine 2 ans d’existence, une autre devise s’est installée au sein du groupe Folk : « on vit le rêve ». La jeune formation continue de rester généreuse envers son public, qui lui est très cher.

Après l’apparition de leur E.P. incluant la fameuse tune Mayo, Sweet Grass a sauté sur une promotion de la Coop montréalaise Coup de Griffe afin de nous surprendre furtivement avec la sortie de 2 nouvelles chansons, Aéroport et les moustiques. Le combo ou « petite douceur en cadeau », comme nous décrit avec humour Johannie Tremblay, l’une des membres fondatrices du groupe, a été mis en ligne jeudi dernier en échange d’une simple contribution volontaire. Deux compositions comportant de ces arrangements hors du commun qui nous rappellent ce pour quoi le groupe reste le band Folk à surveiller le plus ces temps-ci! Des airs qui me transportent et me donnent énormément de nostalgie. Je les écoute au moment d’écrire ces lignes et j’aimerais leur dire à quel point j’admire ce qu’ils font, alors je profite de votre lecture! Si vous pensez que le Folk se résume aux célèbres Bernard Adamus et Lisa Leblanc, prenez quelques minutes pour écouter le bandcamp de Sweet Grass et vous y découvrirez un univers différent, mais tout aussi fascinant!

La formation a performé jeudi dernier à la coop autogérée Touski avec Faudrait Faire la Vaisselle en première partie où approximativement quatre-vingts personnes se sont réunies. « Ce fût un show intime et acoustique » nous raconte Johannie Tremblay. À la question « Avez-vous d’autres spectacles prévus à Montréal où dans votre région d’origine qu’est le Saguenay? », elle me répondit qu’un seul pour l’instant est confirmé, le 31 décembre à l’Auberge de Jeunesse de Tadoussac. Les membres ont assurément l’intention de sortir un album complet et ils y travaillent, mais ne se donnent pas de date encore.

Tu veux les encourager? Le meilleur moyen si tu viens d’un endroit comme « Guibouguimou », est d’acheter leurs démos par internet. Si tu as la chance de les voir en spectacle, tu peux leur acheter en version physique!
Tu veux les suivre? Clique ici tout simplement!

— Alexandre Bédard

Grand Tintamarre
Grand Tintamarre, crédit photo: Nicolas Fontaine
Folk Sale
Folk Sale, crédit photo: Jean-Martin Gagnon