Vice E Roi et Blond Cerise pètent des scores!

Vendredi dernier, tout le monde s’attendait à une participation modeste. Le Bar à Piton n’étant pas réputé pour sa grande capacité, mais plus pour l’esprit chaleureux qu’il dégage, on a dû y faire de la place…

9h: Le show commence dans une trentaine de minutes. Quelques personnes sont déjà présentes. On parle ici d’une dizaine. Puis, un peu après, 20. Ensuite 30, 40… Au final, ils étaient plus de 60 personnes à s’être donné rendez-vous à cette soirée qui se voulait déjà réussie en partant. Ils ont démontré que le grand Dieu Facebook peut parfois se tromper dans ses chiffres d’événements! Juste pour te donner une idée, imagine-toi qu’un soir tu invites tes chums à venir prendre une bière dans ton petit 2 et demi bin relax et qu’ils invitent leurs amis à leur tour. Déjà là, c’est pas mal, mais tes parents viennent voir ton nouveau chien et les voisins qui entendent du bruit finissent eux aussi dans ton appartement…! Comme si ce n’était pas déjà assez fou, la seule place qui reste pour mettre leur manteau d’hiver est sur le cadre des fenêtres, emprisonnant ainsi toute la chaleur de leur corps qui dansent.

9h30: Les shows qui débutent à l’heure sont un exploit dans le milieu underground et celui-ci y est parvenu. C’était le moment idéal pour Jayana Auger (voix) et Guillaume Lessard (guitare/voix) de Vice E Roi de montrer au public la valeur de leurs compositions originales et, pour la foule, de les entendre live. Des chansons charmantes à l’image du couple qu’ils forment. Si vous faites partie des deux ou trois personnes qui sont arrivées plus tard, sachez que vous pourrez vous reprendre bientôt!

11h: Blond Cerise composé de Joey Michael (voix), Alexandre Larouche (guitare/voix), Nicolas Riverin (basse) et Dominik Pilote (batterie) embarque. Ces mêmes gars ont été déclarés comme le groupe almatois de l’heure quelques semaines plus tôt lors de leur passage à Lézarts Saguenay. La pression était là. L’entracte, trop courte à mon goût, ne m’a même pas laissé le temps de finir mon cigare pour entendre le hit assuré Cococo. Cette toune te fera danser à coup sûr si tu ne l’as jamais entendue! Par chance, ils l’ont rejouée en rappel. Les gars disposait d’un très bon registre de compositions ainsi que de covers/medleys. Laissez-moi vous dire qu’ils dégageait bien du charme également (parlez-en aux cougars présentes qui se les arrachaient). Les « Cool Kids », comme ils se décrivent, ont fait honneur à l’expression.

Je suis extrêmement ravi d’avoir pu participer à ce show que j’attendais avec impatience et qui m’a fait perdre 10 livres. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est avec ces 2 groupes que je travaille présentement à enregistrer pour sortir du matériel audio d’ici peu, et je vous garantis que ces projets iront très loin. Lorsque j’ai demandé à Fred (soundman de la place) s’il avait déjà vu autant de monde dans ce bar, il me répondit qu’ils ont attiré autant de gens, sinon plus, que certaines soirées Jazz et Scotch. Un bel accomplissement pour de si jeunes formations! Bravo guys!

Blond Cerise

-Alex

 

De la sauge plein la tête avec Sweet Grass

Sweet grass« Y’a l’herbe que le vent du Nord fait danser sur les berges du Lac-Saint-Jean, y’a celle qu’on s’amuse à faire crier entre nos pouces pour faire rire les flots et y’a celle qu’on fait brûler pour chasser le grand Manitou. Aussi, y’a celle qu’on écoute si on tend bien l’oreille, c’est la musique folk de Sweet Grass, qui pousse là où il fait beau. », Telle est la devise du groupe originaire de Chicoutimi! Après à peine 2 ans d’existence, une autre devise s’est installée au sein du groupe Folk:  » on vit le rêve ». La jeune formation continue de rester généreuse envers son public, qui lui est très cher.

Après l’apparition de leur E.P. incluant la fameuse tune Mayo, Sweet Grass a sauté sur une promotion de la Coop montréalaise Coup de Griffe afin de nous surprendre furtivement avec la sortie de 2 nouvelles chansons, Aéroport et Les moustiques. Le combo ou « petite douceur en cadeau », comme nous décrit avec humour Johannie Tremblay, l’une des membres fondatrices du groupe,  a été mis en ligne jeudi dernier en échange d’une simple contribution volontaire. Deux compositions comportant de ces arrangements hors du commun qui nous rappelle ce pourquoi le groupe reste le band Folk à surveiller le plus ces temps-ci! Des airs qui me transportent et me donnent énormément de nostalgie. Je les écoute au moment d’écrire ces lignes et j’aimerais leur dire à quel point j’admire ce qu’ils font, alors je profite de votre lecture! Si vous pensez que le Folk se résume aux célèbres Bernard Adamus et Lisa Leblanc, prenez quelques minutes pour écouter le bandcamp de Sweet Grass et vous y découvrirez un univers différent mais tout aussi fascinant!

La formation a performé Jeudi dernier à la coop autogérée Touski avec Faudrait Faire la Vaisselle en première partie où approximativement quatre-vingt personnes se sont réunies. « Ce fût un show intime et acoustique » nous raconte Johannie Tremblay.  À la question « Avez-vous d’autres spectacles prévus à Montréal où dans votre région d’origine qu’est le Saguenay? », elle me répondit qu’un seul pour l’instant est confirmé, le 31 décembre à l’Auberge de Jeunesse de Tadoussac. Les membres ont assurément l’intention de sortir un album complet et ils y travaillent, mais ne se donnent pas de date encore.

Tu veux les encourager? Le meilleur moyen si tu viens d’un endroit comme « Guibouguimou », est d’acheter leurs démos par internet. Si tu as la chance de les voir en spectacle, tu peux leur acheter en version physique!
Tu veux les suivre? Clique ici tout simplement!

-Alex

Grand Tintamarre

Grand Tintamarre, crédit photo: Nicolas Fontaine

Folk Sale

Folk Sale, crédit photo: Jean-Martin Gagnon

Quand la musique dérange!

Divan Orange       J’habite au centre-ville de Chicoutimi depuis quelque mois et je pourrais vous dire que je ne reviendrai probablement jamais en quartier éloigné. Pour un gars qui n’a pas de char, on se sent bien d’avoir tout plein de services à proximité. Un des services que j’apprécie le plus, c’est le bar. Oui oui! Ça semble alcoolique comme point, mais en fait, je me sens bien là-bas. Pas spécifiquement à cause de l’alcool. Plus pour tous les liens que je peux développer avec ma communauté culturelle. Des liens qui sont cruciaux, on pourrait dire.

       Si je vous en parle, c’est pour faire suite à ce qui s’est passé avec la saga du Divan Orange à Montréal. Pour certains, ce genre de bar n’est qu’un endroit comme tous les autres. Pour d’autres, comme le Gala de l’industrie musicale au Québec (GAMIQ), c’est plutôt le meilleur bar/salle de spectacle de l’année 2008, 2009 et 2010. C’est cette même salle de spectacle qui a reçu en tout plus de 10 000$ d’amende, à cause du bruit, imaginez-vous! 10 000$$$!!!! On ne parle pas ici d’une compagnie comme Transcanada qui, à pareille date, a les moyens d’injecter plusieurs millions de dollars en relations publiques pour faire accepter leur projet d’Énergie Est. On parle ici d’une modeste entreprise qui investit dans la musique et la culture pour promouvoir les artistes de demain. C’est en partie grâce à eux que des groupes du Sag-Lac réussissent à percer à MTL. Le pire dans tout ça, c’est qu’ils sont situés sur une des artères principales de la métropole, soit le Boulevard Saint-Laurent. Du bruit là-bas, il y en a à profusion. Ce bruit, c’est la manifestation de l’activité que crée cette rue synonyme de développement et d’ouverture.

       Je le répète. J’habite en centre-ville et je l’ai choisi. Ce n’est peut-être pas le plus bruyant, mais il fait partie intégrante d’un mode de vie actif qui ne ressemble en rien au métro-boulot-dodo. Et savez-vous quoi? Au centre-ville de Chicoutimi, les bars font du bruit eux aussi. Prenons comme exemple le Sous-Bois, qui s’est donné comme défi, dans le même esprit que celui de Montréal, de promouvoir les artistes moins connus malgré la pression économique qui vient de partout. Heureusement, pas de plaintes ne sont portées contre eux à ce jour et j’espère qu’ils n’en auront jamais. Ceci étant dit, avant même de déménager, je savais que j’aurais du bruit le soir. Mais au final, j’échangerais n’importe quoi pour ne pas subir le bruit des « banlieues ». Un bruit caractérisé par les foutues tondeuses qui me réveillaient chaque matin à partir de 8h. Mouais… c’est pourquoi je plains ceux qui se plaignent.

La Fête des Morts à Alma… une première!

 

C’est à Alma que ça se passe ce jeudi, car il s’y déroulera pour la toute première fois une Fête des Morts. La Fête des Morts est une tradition qu’on retrouve dans plusieurs pays comme au Mexique, où c’est plutôt « vivant » comme événement, nous explique Catherine Boivin, une des organisatrices/teurs. Cette tradition est une occasion pour célébrer le deuil en se souvenant de nos morts, individuellement ou collectivement, dans la JOIE (il faut le préciser). Tu peux aussi venir simplement pour resserrer les liens dans ta communauté en ces temps d’hiver et de solitude plutôt que de te morfondre tout seul dans ton salon avec ton sac de chip en te disant que tu devrais te retaper toute la série de Game Of Thrones. Plein d’activités sont au menu; ateliers de création, envolée de lanternes et nul autre que Steeve Z et ses chatons en show. C’est gratuit, alors aucune raison de ne pas y aller!

Crédit: Joëlle Lachance

Crédit: Joëlle Lachance

Où…? Boîte à Bleuets à Alma
Quand…? Jeudi 20 novembre, de 18 à 22h

Ne clique surtout pas ici pour avoir un lien vers l’événement!


Retour sur la tournée Vanwho + Lio Nord + Distance Critique

C’est après 6 mois d’arrêt, le temps de composer leur prochain album, que Distance Critique accompagné de Vanwho (qu’on a pu voir au Grand Tintamarre) et de Lio Nord (groupe montréalais) qu’une mini-tournée fût lancée le temps de 3 shows. C’était sans aucun doute qu’il y aurait un arrêt à Saguenay, région d’origine de DC, parmi ces 3 shows. Dernier arrêt au Bar à Piton avant de retourner à Montréal à L’Assommoir Resto-Bar où ils termineront leur run le 23 novembre!

Le show débuta avec Vanwho, qui malgré un gros mal de gorge, a su livrer une performance des plus sweet, fidèle à l’habitude! Suivirent les gars de Lio Nord qui furent ma découverte du mois. Du soft rock qui fait danser! Tellement que j’ai pété, pour la PREMIÈRE FOIS de ma vie, mon écran de cellulaire… Il faut leur donner ça! Et c’est autour de minuit que Distance Critique est embarqué pour donner un peu de nostalgie à ceux qui ne les avaient pas vu depuis un bail. Ainsi qu’à Bob, le barman, qui n’avait pas servi 11 shooters gratuits depuis un esti de boutte.

Pour ce qui est de l’album, DC prévoit le sortir dans un avenir proche et cette tournée était, entre autre, une dernière aventure avant l’enregistrement de celui-ci. Nous vous tiendrons au courant!