5 trucs et astuces pour faire une tournée à faible coût!

Avez-vous su la nouvelle? Un groupe des États-Unis a fait une tournée lui rapportant 136 000$ en 28 jours et qui lui a tout de même fait perdre plus de 10 000$! Espérons que les musiciens et artistes qui nous lisent n’auront pas l’intention d’avorter leur projet de tournée pour autant. Oui, une tournée peut coûter cher et vous ne pourrez probablement pas investir dans vos REER pendant ce temps, mais tout n’est pas perdu. Il faut dire que Pomplamoose, devenu célèbre grâce à leurs dépenses, avait justement de très grosses ambitions au départ, ce qui n’est pas mal, mais il est possible de faire autrement.

Heureusement, tout n’est pas noir et La Plug a décidé de vous sortir quelques petits trucs faciles pour économiser sur une tournée!

Numéro 1: Le choix du véhicule

Savez-vous que vous pouvez économiser aux alentours de 20 000$ en faisant un choix astucieux, tel qu’acheter usagé? De ces véhicules, un se démarque. Il s’agit de la Dodge Grand Caravan. En plus d’être fiable et d’avoir un bon rapport qualité/prix, la Caravan pourra vous servir de dortoir mais… il y a un mais, entendez-vous tous pour dormir dedans avant le grand départ!

Numéro 2: Remplacer le drum

Économisez de l’espace sans boycotter votre drummer qui prend de la place avec son Bass Drum! Demandez-lui simplement d’apporter un autre instrument à tapocher en le convainquant qu’il pourra se rapprocher des groupies plus facilement. Vous pouvez également lui faire des biscuits avant de lui proposer (en tant que drummer, c’est comme ça qu’ils m’ont eu)

Numéro 3: Trouver un/e sans-abris

Vous arrivez dans une ville et ne connaissez pas l’endroit? Lui ou elle vous donnera un paquet d’informations utiles. La survie, c’est son domaine. Vous saurez où sont les centres communautaires qui fournissent de la nourriture, logis, douche, etc…

Numéro 4: Le « Busking »

Cette méthode consiste à t’installer dans un coin avec beaucoup de trafic piétonnier. Tu sors tes meilleurs hits et tu ramasses le cash dans ton case de guit! Bonne tactique pour promouvoir ton show du soir.

Numéro 5: Embarquer des gens qui croient au projet

Plutôt que de vous mettre dans le trou de 50 000$ pour payer une crew pas de bon sens, prenez une personne qui aime voyager et vous lui dites qu’en échange, elle vous paye de la bière! Dans le jargon, on appelle ça des Roadies.

Au final, dites-vous que les coûts d’une tournée peuvent varier mais qu’on finit pratiquement toujours par perdre un peu d’argent au profit de se faire connaitre lorsqu’on commence.

Bonne nuit les punks!
Bouffe Gratuite

— Alexandre Bédard

Bref message en support au Lorriann

Un triste événement est survenu dans la nuit de mardi : le Lorriann Resto-Bar a passé au feu. Malheureusement, une des seules raisons pourquoi je me déplaçais dans la ville de La Baie est maintenant une perte totale. La Plug avait fait affaire avec eux à quelques reprises et est désolée de la nouvelle. Nous souhaitons vous dire que l’on vous supporte et sommes ravis d’entendre le jeune copropriétaire, Félix Perron, dire qu’il prévoit reconstruire avec conviction!

Ces événements nous prouvent que nous ne sommes pas à l’abri de perdre des lieux d’une grande importance pour la culture et nous serons de retour avec vous quand sera le temps.

Que la force soit avec vous!

Lorriann

— Alexandre Bédard pour La Plug

Vice E Roi et Blond Cerise pètent des scores!

Vendredi dernier, tout le monde s’attendait à une participation modeste. Le Bar à Piton n’étant pas réputé pour sa grande capacité, mais plus pour l’esprit chaleureux qu’il dégage, on a dû y faire de la place…

9 h : Le show commence dans une trentaine de minutes. Quelques personnes sont déjà présentes. On parle ici d’une dizaine. Puis, un peu après, 20. Ensuite 30, 40… Au final, ils étaient plus de 60 personnes à s’être donné rendez-vous à cette soirée qui se voulait déjà réussie en partant. Ils ont démontré que le grand Dieu Facebook peut parfois se tromper dans ses chiffres d’événements! Juste pour te donner une idée, imagine-toi qu’un soir tu invites tes chums à venir prendre une bière dans ton petit 2 et demi ben relax et qu’ils invitent leurs amis à leur tour. Déjà là, c’est pas mal, mais tes parents viennent voir ton nouveau chien et les voisins qui entendent du bruit finissent eux aussi dans ton appartement…! Comme si ce n’était pas déjà assez fou, la seule place qui reste pour mettre leur manteau d’hiver est sur le cadre des fenêtres, emprisonnant ainsi toute la chaleur de leur corps qui dansent.

9 h 30 : Les shows qui débutent à l’heure sont un exploit dans le milieu underground et celui-ci y est parvenu. C’était le moment idéal pour Jayana Auger (voix) et Guillaume Lessard (guitare/voix) de Vice E Roi de montrer au public la valeur de leurs compositions originales et, pour la foule, de les entendre live. Des chansons charmantes à l’image du couple qu’ils forment. Si vous faites partie des deux ou trois personnes qui sont arrivées plus tard, sachez que vous pourrez vous reprendre bientôt!

11 h : Blond Cerise composé de Joey Michael (voix), Alexandre Larouche (guitare/voix), Nicolas Riverin (basse) et Dominik Pilote (batterie) embarquent. Ces mêmes gars ont été déclarés comme le groupe almatois de l’heure quelques semaines plus tôt lors de leur passage à Lézarts Saguenay. La pression était là. L’entracte, trop court à mon goût, ne m’a même pas laissé le temps de finir mon cigare pour entendre le hit assuré Cococo. Cette toune te fera danser à coup sûr si tu ne l’as jamais entendue! Par chance, ils l’ont rejouée en rappel. Les gars disposaient d’un très bon registre de compositions ainsi que de covers/medleys. Laissez-moi vous dire qu’ils dégageaient bien du charme également (parlez-en aux cougars présentes qui se les arrachaient). Les « Cool Kids », comme ils se décrivent, ont fait honneur à l’expression.

Je suis extrêmement ravi d’avoir pu participer à ce show que j’attendais avec impatience et qui m’a fait perdre 10 livres. Pour ceux qui ne le savent pas, c’est avec ces 2 groupes que je travaille présentement à enregistrer pour sortir du matériel audio d’ici peu, et je vous garantis que ces projets iront très loin. Lorsque j’ai demandé à Fred (soundman de la place) s’il avait déjà vu autant de monde dans ce bar, il me répondit qu’ils ont attiré autant de gens, sinon plus, que certaines soirées Jazz et Scotch. Un bel accomplissement pour de si jeunes formations! Bravo guys!

Blond Cerise

— Alexandre Bédard

 

De la sauge plein la tête avec Sweet Grass

Sweet grass« Y’a l’herbe que le vent du Nord fait danser sur les berges du Lac-Saint-Jean, y’a celle qu’on s’amuse à faire crier entre nos pouces pour faire rire les flots et y’a celle qu’on fait brûler pour chasser le grand Manitou. Aussi, y’a celle qu’on écoute si on tend bien l’oreille, c’est la musique folk de Sweet Grass, qui pousse là où il fait beau. », telle est la devise du groupe originaire de Chicoutimi! Après à peine 2 ans d’existence, une autre devise s’est installée au sein du groupe Folk : « on vit le rêve ». La jeune formation continue de rester généreuse envers son public, qui lui est très cher.

Après l’apparition de leur E.P. incluant la fameuse tune Mayo, Sweet Grass a sauté sur une promotion de la Coop montréalaise Coup de Griffe afin de nous surprendre furtivement avec la sortie de 2 nouvelles chansons, Aéroport et les moustiques. Le combo ou « petite douceur en cadeau », comme nous décrit avec humour Johannie Tremblay, l’une des membres fondatrices du groupe, a été mis en ligne jeudi dernier en échange d’une simple contribution volontaire. Deux compositions comportant de ces arrangements hors du commun qui nous rappellent ce pour quoi le groupe reste le band Folk à surveiller le plus ces temps-ci! Des airs qui me transportent et me donnent énormément de nostalgie. Je les écoute au moment d’écrire ces lignes et j’aimerais leur dire à quel point j’admire ce qu’ils font, alors je profite de votre lecture! Si vous pensez que le Folk se résume aux célèbres Bernard Adamus et Lisa Leblanc, prenez quelques minutes pour écouter le bandcamp de Sweet Grass et vous y découvrirez un univers différent, mais tout aussi fascinant!

La formation a performé jeudi dernier à la coop autogérée Touski avec Faudrait Faire la Vaisselle en première partie où approximativement quatre-vingts personnes se sont réunies. « Ce fût un show intime et acoustique » nous raconte Johannie Tremblay. À la question « Avez-vous d’autres spectacles prévus à Montréal où dans votre région d’origine qu’est le Saguenay? », elle me répondit qu’un seul pour l’instant est confirmé, le 31 décembre à l’Auberge de Jeunesse de Tadoussac. Les membres ont assurément l’intention de sortir un album complet et ils y travaillent, mais ne se donnent pas de date encore.

Tu veux les encourager? Le meilleur moyen si tu viens d’un endroit comme « Guibouguimou », est d’acheter leurs démos par internet. Si tu as la chance de les voir en spectacle, tu peux leur acheter en version physique!
Tu veux les suivre? Clique ici tout simplement!

— Alexandre Bédard

Grand Tintamarre
Grand Tintamarre, crédit photo: Nicolas Fontaine
Folk Sale
Folk Sale, crédit photo: Jean-Martin Gagnon

Quand la musique dérange!

Divan Orange       J’habite au centre-ville de Chicoutimi depuis quelque mois et je pourrais vous dire que je ne reviendrai probablement jamais en quartier éloigné. Pour un gars qui n’a pas de char, on se sent bien d’avoir tout plein de services à proximité. Un des services que j’apprécie le plus, c’est le bar. Oui oui! Ça semble alcoolique comme point, mais en fait, je me sens bien là-bas. Pas spécifiquement à cause de l’alcool. Plus pour tous les liens que je peux développer avec ma communauté culturelle. Des liens qui sont cruciaux, on pourrait dire.

       Si je vous en parle, c’est pour faire suite à ce qui s’est passé avec la saga du Divan Orange à Montréal. Pour certains, ce genre de bar n’est qu’un endroit comme tous les autres. Pour d’autres, comme le Gala de l’industrie musicale au Québec (GAMIQ), c’est plutôt le meilleur bar/salle de spectacle de l’année 2008, 2009 et 2010. C’est cette même salle de spectacle qui a reçu en tout plus de 10 000 $ d’amende, à cause du bruit, imaginez-vous! 10 000$$$!!!! On ne parle pas ici d’une compagnie comme Transcanada qui, à pareille date, a les moyens d’injecter plusieurs millions de dollars en relations publiques pour faire accepter leur projet d’Énergie Est. On parle ici d’une modeste entreprise qui investit dans la musique et la culture pour promouvoir les artistes de demain. C’est en partie grâce à eux que des groupes du Sag-Lac réussissent à percer à MTL. Le pire dans tout ça, c’est qu’ils sont situés sur une des artères principales de la métropole, soit le Boulevard Saint-Laurent. Du bruit là-bas, il y en a à profusion. Ce bruit, c’est la manifestation de l’activité que crée cette rue synonyme de développement et d’ouverture.

       Je le répète. J’habite en centre-ville et je l’ai choisi. Ce n’est peut-être pas le plus bruyant, mais il fait partie intégrante d’un mode de vie actif qui ne ressemble en rien au métro-boulot-dodo. Et savez-vous quoi? Au centre-ville de Chicoutimi, les bars font du bruit eux aussi. Prenons comme exemple le Sous-Bois, qui s’est donné comme défi, dans le même esprit que celui de Montréal, de promouvoir les artistes moins connus malgré la pression économique qui vient de partout. Heureusement, pas de plaintes ne sont portées contre eux à ce jour et j’espère qu’ils n’en auront jamais. Ceci étant dit, avant même de déménager, je savais que j’aurais du bruit le soir. Mais au final, j’échangerais n’importe quoi pour ne pas subir le bruit des « banlieues ». Un bruit caractérisé par les foutues tondeuses qui me réveillaient chaque matin à partir de 8 h. Mouais… c’est pourquoi je plains ceux qui se plaignent.

 

— Alexandre Bédard